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Annivermeer.

MoiVermeerPerle1b

You Spock to me ?

Leonard-Nimoy009b

Poutine-opposant011

Daesh-Totale010

Daesh-truction de musées.

Daesh-truction-musee001

Sanofi pas rire.

4 millions de « bonus de bienvenue » au

nouveau patron. Les licenciés apprécieront. 

 

Sanofi-millions001

Tant de Charlie-vari.

Happy001

On parle beaucoup de « l’Après Charlie », de l’avenir du journal, des questions de Liberté d’Expression et d’auto-censure qui se posent aujourd’hui, à plus d’un, de la façon d’aborder aujourd’hui le dessin de presse, la caricature, le risque que cela peut impliquer, de la nécessité de continuer sur la même voie ou peut-être de s’arrêter un instant pour y réfléchir… L’insouciance a pris du plomb dans la tête, le rire est forcément plus grave, ou plus prudent.

« L’après Charlie « 

J’aimerais tant pouvoir parler de « l’Avant Charlie », l’avant 7 janvier, retrouver une effluve d’insouciance, justement, de légèreté, de connerie, tout simplement.

Deux hommes bardés de noir et de folie sont passés, trois avec leur triste comparse de mort, et rien n’est plus pareil, rien ne peut être pareil.

L’élan qui s’en est suivi fut un élan du coeur, des coeurs sur une même longueur d’ondes. Je les ai croisés, ces visages inconnus de mes frères et soeurs humains, inconnus mais familiers, dans une même communion, un même besoin de nous retrouver ensemble, silencieux, stupéfaits, comme groggy d’avoir trop manqué d’air ou de lumière. Le souffle coupé. Un instant, sans doute, un court instant…

Bien sûr, certains ne s’y sont pas reconnus, peur d’être récupérés, manipulés, peur d’être dans la masse « bêlante » des moutons, eux à qui on ne la fait pas. Pas dupes. Mais n’est-ce pas une posture aussi, que de n’être pas Charlie ? Le choix, heureusement, appartient à chacun.

Je fus Charlie. Pour cet instant là.

A vous que j’ai croisés dans la foule, à vous qui vous êtes laissé porter par cet élan, cette vague, cette évidence d’être ensemble, pour une fois, sans se soucier des différences, des malentendus ou des querelles d’hier, à vous qui vous êtes regardés, avec amitié, avec empathie, avec le sentiment d’appartenir à une même famille sous le même nom de Charlie, j’ai envie de dire ma reconnaissance et mon affection. Voyez comme c’est possible, un instant, une journée, une semaine peut-être. Oublieux de ce qui nous sépare et nous différencie, juste unis dans la même émotion.

C’est possible. Il ne tient qu’à nous. Et sans attendre le prochain coup, la prochaine sidération de violence, le prochain impact. C’est possible, au quotidien.

Frères humains, but de ma course, comme chantait Nougaro… C’est possible, il suffit de se laisser porter, sans écouter la peur, sans lui donner de prise.

Je vous attends.

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